Cercle d’influence et cercle des préoccupations

Avant-propos

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi vous n’avanciez pas malgré votre intérêt pour les grandes causes ?

Pour vous dire au final, « Maintenant je vais m’occuper de moi », en vous sentant vidé de votre énergie.

Pas de panique c’est normal.

Dans son livre « Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent » Stephen Covey nous présente le concept des trois cercles du contrôle, de l’influence et des préoccupations.

Ces cercles correspondent à un niveau de maitrise que l’on a ou pas selon qu’on s’y intéresse ou pas.

Il n’est pas question de critiquer en bien ou en mal le fait d’avoir des idéaux sur tel ou tel sujet.

Au contraire c’est tout à fait louable à partir du moment où on a conscience que l’on a aucun impact en agissant selon leurs préceptes.

Le tout étant de ne pas perdre de vue que les événements et les circonstances à grande échelle combleront difficilement nos attentes.

Ou alors vraiment de manière minime sur l’aspect positif. Et encore, si on a du bol.

Comme vous peut être, il y a longtemps je suivais l’actualité et me passionnais sur certains sujets en étant convaincu que les changements annoncés par les uns et les autres allaient enfin nous permettre de nous épanouir en trouvant un travail que l’on aurait choisi en fonction des études que l’on aurait choisi, etc…

J’étais dans le cercle des préoccupations. Grosse erreur. Je pensais qu’en faisant ce qu’il fallait de mon côté il n’y avait pas de raison que ça ne se passe pas bien.

 

Le concept

Il repose sur trois niveaux identifiés avec des critères sur lesquels ont a plus ou moins de marge de manœuvre pour influer sur son propre destin.

Il est clair qu’en cas de force majeur provoqué par un conflit armé ou un événement climatologique important, le cercle des préoccupations va largement empiéter sur le cercle de contrôle et d’influence.

Ça serait complètement crétin de le nier. Mais un concept fonctionne avec des principes. Et les principes peuvent être déclinés et repositionner selon la situation. Donc le concept reste valable.

En 2010 l’éruption de l’Eyjafjöll (bon courage pour la prononciation), volcan islandais a paralysé le trafic aérien international pendant un certain nombre de jours.

C’était la panique totale. La plupart des vols internationaux en connexion avec l’Europe étaient annulés. Personne ne pouvait rien faire face à cette catastrophe aussi bien météorologique qu’économique et sociale. Etats et gouvernements compris.

Chacun à son niveau a bien dû se reconcentrer sur son cercle d’influence et de contrôle. Comment ?

Pour les autorités il a s’agit de réorganiser les transports, les hébergements et autres aspects logistiques à leurs niveau (autorisation, secours, etc).

Les gens, quant à eux, ont du aussi décaler ou annuler leur voyage en avion ou trouver d’autres modes de transports pour rentrer chez eux quand c’était possible ou tout simplement trouver une solution d’hébergement.

Et oui, ces cercles ne sont pas figés et sont en permanence en mouvement.

 

Le cercle de contrôle

C’est le cercle central dans lequel vous êtes acteur de votre vie. Vous agissez pour maitriser ce que vous faites.

C’est votre zone de contrôle dans laquelle vous développez votre estime et confiance en vous.

  • Ce que je dis

La parole est l’expression de votre pensée qui se construit avec le savoir. Vous avez totalement la main sur cet aspect.

  • Ce que je décide

Qu’elles soient bonnes ou mauvaises, les décisions vous appartiennent.

  • Ma gentillesse

Vous en avez la maitrise et surtout le moyen de la réguler en fonction de vos interlocuteurs.

  • Ce que j’écoute

Vous avez le pouvoir de choisir ce que vous décidez d’écouter comme musique, discours, interviews, etc. Aujourd’hui, les informations et les connaissances sont accessibles. A vous de faire votre tri et de choisir celles qui vous apportent quelque chose.

  • Mes efforts

Dans la zone de contrôle vous pouvez choisir la quantité d’efforts que souhaitez produire en fonction de vos attentes et besoins. Même si l’on ne fait pas toujours ce que l’on veut, on peut justement choisir son rythme d’effort en fonction de ses capacités et de ses moyens.

  • Ce que j’apprends

L’apprentissage construit votre cadre de référence. Qui vous êtes ou qui vous serez. Personne ne peut vous empêcher d’apprendre. De plus, la connaissance est quelque chose qui n’est pas limité.

Même si vous transmettez une connaissance elle continue de vous appartenir. Un bien matériel se partage. La connaissance, elle, se multiplie.

  • Mes choix d’ami(es)

Quant on parle de choix d’amis on parle bien de se ceux que vous choisissez réellement et non ceux que vous côtoyez occasionnellement. Là aussi, ces choix vous appartiennent.

Le cercle d’influence

C’est le cercle sur lequel vous aurez de l’influence en fonction de votre niveau de contrôle. Si vous êtes expert dans un domaine par exemple, vous aurez de l’autorité de compétence qui inspirera et influencera les autres.

Dans certains domaines, l’autorité de fonction marche aussi. Surtout si vous avez des compétences.

L’autorité de compétence n’implique pas forcément de relation hiérarchique. Vous êtes reconnu pour vos savoir-faire. L’autorité de fonction implique une relation hiérarchique. Les autres vous écoute et font ce que vous demandez car vous êtes leur supérieur hiérarchique. Si en plus vous maitrisez votre sujet c’est encore mieux.

  • Votre entourage personnel

Plus vous maitriserez votre zone de contrôle plus vous maitriserez vos relations avec votre entourage personnel. Plus vous serez bien dans votre peau et plus vous apporterez aux autres. Et ils vous le rendront.

  • Votre entourage professionnel

De la même manière, plus vous maitriserez votre sujet au niveau professionnel plus vous serez sollicité et aurez de l’influence sur cet environnement.

Le cercle des préoccupations

C’est l’environnement sur lequel vous n’aurez aucun pouvoir d’action et donc aucune influence. Ce sont tous les événements, décisions et situations extérieures qui ne relèvent pas de votre volonté.

Si vous pensez que ce cercle est la cause de vos soucis vous vous positionnez en victime, vous vous plaignez et vous subissez. Vous êtes spectateur.

Encore une fois, je ne parle pas des cas extrêmes comme lors de conflits ou autres situations qui dépassent tout le monde. Et encore, même dans ces situations on peut faire des choix et pas d’autres même s’ils sont limités.

L’idée consiste à se dire comment reprendre au mieux la main sur sa vie. Il est clair que nos grands parents qui ont vécu la seconde guerre mondiale n’ont pas eu d’autres choix que de débrouiller pour survivre. Ils se sont concentrés sur leur cercle de contrôle.

Eléments sur lesquels je n’ai aucune emprise :

  • Ce que les autres disent

Quoi que vous fassiez vous ne pourrez pas empêcher les autres d’avoir un jugement sur vous en bien ou en mal. C’est comme ça.

  • Le passé

Ce qui est fait est fait, vous ne pourrez pas revenir dessus. Ressasser le passé ne sert à rien surtout si c’est négatif.

  • La météo

Bon là, rien de plus à ajouter. C’est clair.

  • La maladie

Vous demander si vous allez tomber malade ne sert à rien. On parle bien de maladie grave.

  • La méchanceté des autres

Se demander pourquoi les autres sont méchants est contre-productif et de toute façon vous n’y pourrez rien. Il y a toujours eu des crétins et il y en aura toujours. La seule chose à faire est de les maintenir à distance.

  • Les injustices

Vous ne pourrez pas résoudre les problèmes d’injustice à vous seul. C’est illusoire. En revanche, c’est dans votre zone de contrôle et d’influence ou vous pourrez agir.

  • Ce que les autres pensent

Comme pour ceux qui disent, vous n’y changerez rien. Les gens ont des avis et des opinions en fonction de leur cadre de référence.

  • Les événements dans le monde

Comme pour la météo, on peut être révolté par un événement mais à part se mettre la rate au court bouillon on ne pourra rien y faire.

  • Ce que les autres décident

A ce niveau vous n’avez aucun pouvoir de décision donc contester ce que les autres décident ne changera rien pour vous. Encore une fois, je ne parle pas des cas extrêmes.

  • La mort

Bon là, rien à ajouter.

 

Préserver son énergie

La baisse d’énergie est générée par le stress, l’angoisse et tout ce qui est anxiogène. Cela vient évidement aussi des efforts physiques et mentaux que l’on a produit.

A la seule différence que la perte d’énergie du au stress vous mettra dans un état léthargique même avec des phases de repos qui au final ne feront qu’accentuer le problème car vous ne récupèrerez pas.

A l’inverse les efforts qu’ils soient d’ordre physique ou mental entraineront une fatigue seine que vous pourrez faire disparaitre avec des fréquences de sommeil en adéquation avec votre cycle circadien.

Votre repos sera réparateur et vous pourrez repartir du bon pied.

Dans tous les cas pour rester concentrer sur son cercle de contrôle il est nécessaire de préserver son énergie pour cet objectif.

En agissant sur des choses sur lesquelles vous avez le contrôle aboutira sur un résultat qui vous donnera la sensation de satisfaction et vous motivera. Vous serez positionnés sur des énergies positives.

Votre esprit ne sera pas pollué par des pensées négatives qui feront baisser votre niveau d’énergie.

En créant une dynamique positive par l’action physique ou mental vous rechargez vos batteries. Vous faites le plein d’énergie.

Prenons l’exemple d’un sportif ou d’un comédien. Pensez-vous qu’ils pensent à leurs problèmes domestiques pendant un match ou une pièce de théâtre ? Pas du tout. Ils sont concentrés sur leur cercle de contrôle.

Ils consacrent pleinement leur énergie sur ce qu’ils ont à faire.

Se recentrer sur soi

Pour développer sa zone de contrôle rien de tel que de se recentrer sur soi. S’occuper de soi est une obligation.

Faire de l’activité physique, se former, lire, pratiquer une passion, voir des amis et consacrer du temps à sa famille.

Quand on parle d’estime de soi, on parle bien de s’enrichir intérieurement. Améliorer son propre bien être s’est reprendre le contrôle sur soi, sur ce que l’on aime faire et penser.

Prendre soin de soi c’est prendre soin des autres. Lorsque l’on est bien avec soi-même on dégage une énergie positive qui rayonne sur les autres. On est bienveillant avec les autres. On fait preuve d’empathie.

On a envie de faire des choses et de passer à l’action. On retrouve la motivation et l’énergie.

Travailler son mental

Pour ne plus se faire polluer par la zone des préoccupations et rester centré sur sa zone de contrôle, on va nécessairement solliciter son mental. Pour choisir.

Il suffit avant tout de couper toute source d’information qui pourrait vous distraire. Eteindre la TV, la radio, votre pc et votre téléphone pour rester concentré. Si vous devez rechercher de l’information utiles sur internet, à ce moment là sélectionnez vos sources d’informations. Et surtout, vérifiez leurs références.

Demandez-vous si ce que vous lisez ou visionnez est utile pour vous. Comment cela nourrit vos connaissances et réflexion.

Le principe étant d’aller se documenter et que cela vous apporte quelque chose dans votre domaine ou vous passionne.

Il n’est pas question de se couper des infos mais de ne pas se laisser happer sans le maitriser.

Au début l’exercice relève de l’autodiscipline et avec le temps de l’automatisme. Et si par ailleurs vous faites quelque chose de plus intéressant vous décrocherez naturellement des médias mainstream qui diffusent des infos anxiogènes en boucle.

En résumé

Ce qu’a mis en évidence Stephen Covey se vérifie au quotidien. Les gens qui réussissent restent centré sur leur zone de contrôle à travers des habitudes.

En sachant que la notion de réussite est relative et chacun peut la trouver à travers différentes démarches.

Pour certains cela consistera à pratiquer sa passion, à créer un potager dans son jardin, pour d’autres d’avoir de l’argent ou de faire le tour du monde en bateau ou à moto.

Peu importe, ce concept permet juste de comprendre qu’il suffit d’agir sur ce qui nous motive et de trouver sa raison d’être.

 

 

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Je suis Luc Levasseur et depuis 20 ans j'ai moi même appris et appliqué ces techniques dans le monde de l'entreprise. Avec les années, j'ai constaté qu'elles avaient contribué à mon propre développement personnel. Au début, je l'ai fait pour des raisons liées à mon travail mais avec l'expérience et la pratique je me suis aperçu que je les appliquais de manière naturelle même dans ma vie personnelle. Avec ces méthodes j'ai développé mon estime de soi, ma confiance en soi et j'ai appris à m'affirmer sereinement.

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