La confiance en soi

Avant-propos

La confiance en soi se construit à partir d’expériences qui nous donnent de l’assurance dans un ou plusieurs domaines.

C’est une manière positive d’aborder les problèmes et les projets avec le sentiment que tout est possible sans occulter la réalité que l’on va traiter étape par étape.

On a conscience de ses propres capacités et de ses compétences pour parvenir à atteindre un objectif. Faut-il en avoir conscience et savoir l’exploiter à bon escient et sans arrogance, c’est-à-dire en respectant les autres.

Il n’y a pas d’opposition entre la confiance en soi et l’humilité.

La confiance en soi peut se maintenir par l’atteinte d’un objectif. A partir du moment où on a réalisé quelque chose on éprouve le sentiment d’accomplissement et de satisfaction.

Mais atteindre un objectif peut s’avérer plus compliqué dans les faits. C’est facile à dire plus difficile à réaliser. Donc comment faire pour maintenir sa confiance en soi dans les moments difficiles ? La question à se poser consiste à savoir si l’on a les bonnes aptitudes et compétences pour y parvenir. Avons-nous le bon profil en T ? Avons-nous les compétences en T pour y parvenir ?

Avons-nous les bonnes cartes en main pour jouer la partie ?

 

 

La motivation source de confiance en soi

Comme l’avait démontré Abraham Maslow en 1943, les individus sont motivés pour développer leur confiance en eux à travers l’assouvissement de leurs besoins. Dans sa pyramide il explique comment chacun recherche la confiance en soi par étape.

En atteignant un objectif qu’il s’est fixé un individu prend confiance en lui. Il conforte son sentiment d’y être arrivé grâce à ses capacités et ses compétences. Plus il franchira d’étapes plus il aura confiance en lui.

Depuis sa création le modèle de Maslow perdure bien que d’autres modèles économiques sont apparus avec de nouveaux métiers qui fonctionnent avec une pyramide inversée.

Il n’y a pas de bonne ou mauvaise pyramide. C’est à chacun de la définir et de la vivre selon vos propres aspirations qui alimenteront votre confiance en vous.

 

 

Comment développer sa confiance en soi ?

Faire le point sur ses aptitudes, talents et compétences

 

La démarche consiste à lister toutes ses aptitudes, ses talents et ses compétences.

Vous pourrez vous-même être surpris par le nombre de choses que vous pourriez accomplir par vos aptitudes à acquérir des compétences et ou à réaliser des choses grâce à vos compétences qui je le rappelle sont des savoirs que vous savez appliquer.

Allez-y ! Faites-le maintenant !

 

  • Aptitudes (Prédisposition à faire)

Comme évoqué dans un autre article sur les intelligences multiples, chaque individu possède une ou plusieurs formes d’intelligence qui le dote d’aptitudes à réaliser certaines tâches dans un ou plusieurs domaines.

Certaines personnes ont plus d’aptitudes pour les activités manuelles, d’autres pour les activités intellectuelles ou les deux. Ces aptitudes leur permettront d’assimiler ce qu’il faut faire car elles visualisent mieux que d’autres la manière dont il faut s’y prendre.

 

Quelques exemples :

Habileté manuelle

S’exprimer en public

Apprendre facilement (les langues par exemple)

Pratiquer un ou plusieurs sports

Être organisé

Capacité d’analyse importante

Sens de la répartie

Bonne mémoire visuelle

Capacité de rédaction

 

  • Compétences (Savoirs appliqués – expériences)

Les compétences sont des savoirs que vous avez appris et appliqués et qui construisent votre expérience. Elles ont été facilitées en fonction de vos aptitudes.

Ces savoirs peuvent être théoriques à la base mais une fois mis en pratique ils deviennent des compétences. Il s’agit des formations que vous avez suivi lors de votre parcours scolaire ou lors de formations professionnelles ou de vos apprentissages personnels.

 

Quelques exemples :

Savoir sculpter

Savoir jouer d’un instrument

Savoir-faire du développement informatique

Savoir résoudre des problèmes mathématiques

Savoir réparer le moteur d’un véhicule

 

 

Transformer le négatif en positif par étape

Il y a un temps pour tout. Il ne s’agit pas de balayer d’un coup de baguette magique un drame ou une situation difficile qui va obligatoirement nous plonger dans un état de tristesse.

Il est normal dans certaines situations d’être dans un mode de pensées négatives. On ne peut pas se défaire d’un seul coup de liens qui ont perduré pendant des années et qui ne sont plus là. Forcément lors d’un décès, d’une séparation ou après un changement de vie radical, il y a des émotions ressenties qui sont négatives.

Quand on parle de gestion des émotions, les laisser s’exprimer en fait partie et parfois il faut laisser le temps au temps.

Écraser une émotion négative alors qu’elle n’a pas encore parcouru le chemin nécessaire pour s’atténuer pour la transformer en pensée positive est une erreur.

Cela ne peut que la faire ressurgir justement avec encore plus de force et d’amertume de ne pas lui avoir laisser le temps de s’évaporer en douceur.

Pour être évacuées, les émotions doivent être exprimées. Les sportifs l’ont bien compris lorsqu’ils subissent un échec. Ils font le point sur le pourquoi du comment et essaient de comprendre ce qui s’est passé.

Le débriefe après match a pour objectif de mettre des mots sur des situations vécues et de faire évacuer par la même occasion les ressentis négatifs qui favorisent la démotivation.

Une fois les choses formalisées, elles sont évacuées. Les causes sont identifiées et on peut mettre en place une nouvelle stratégie. Tous les sportifs de haut niveau font ça avec leur coach.

Passer de la pensée négative à la pensée positive a un intérêt pour les faits qui n’ont pas d’impacts émotionnels majeurs.

Voir les choses de manière positive implique de déconstruire les pensées négatives qui n’ont pas lieu d’être. Il y a une hiérarchie dans les pensées négatives.

On peut être quelqu’un de positif et être frappé par un malheur qui devra connaitre sa période de deuil.

L’état d’esprit en mode positif est là pour vous faire des vacances et éviter de vous prendre la tête pour tout et pour rien. Surtout s’il s’agit de la sphère des préoccupations et d’influence. Il faut rester centré sur sa sphère de contrôle. La seule sur laquelle vous avez une influence.

Être positif c’est aussi agir avec réalisme. Le fait d’être positif favorise l’idée que c’est possible. Mais s’il n’y a pas d’action il n’y aura aucun effet positif. C’est sûr. Et le passage à l’action c’est du travail. Il ne suffit pas de penser mais surtout d’agir.

 

Se départir de son passé

 

Une fois ce changement d’état d’esprit, il y a deux possibilités, soit votre niveau de confiance en vous est élevé donc là pas de problème. RAS.

Soit il est bas et à ce moment-là il va falloir vous séparer progressivement de votre état d’esprit négatif et de votre auto-dévalorisation.

Vous devrez fermer ce livre et commencer à en écrire un nouveau avec une nouvelle phase de votre vie qui commence avec un scénario dont vous serez le personnage principal à qui tout réussi.

La démarche n’étant pas d’oublier votre histoire mais de la classer pour enfin vivre l’instant présent et travailler sur votre zone de contrôle pour développer votre confiance en vous.

 

Arrêter de se dévaloriser

 

Ça à l’air évident comme ça mais une des premières démarches pour améliorer sa confiance en soi consiste tout simplement à ARRETER de se dévaloriser et d’accepter que l’on possède des APTITUDES et des COMPETENCES. Reconnues ou pas.

C’est vous qui décidez !

Vous les avez listé j’espère ?

Il ne s’agit pas non plus de se prendre pour ce que l’on n’est pas. Sinon on tombe dans l’égo.

Vous n’avez pas besoin d’autorisations pour valider vos aptitudes et vos compétences. Vous les connaissez.

Vous les avez listé j’espère ? Oui, c’est un peu lourd, mais j’insiste, c’est important. Vous devez les visualiser pour formaliser la démarche et vous convaincre vous-même.

Les visualiser vous aidera à les enregistrer dans votre mémoire à long terme. Ancrées.

 

S’affirmer avec respect

 

Je ne vais pas ici développer le concept de l’affirmation de soi. Ça sera l’objet d’un article complet sur le sujet.

Cela dit, je suis un peu obligé de l’évoquer dans le sens ou la filiation avec la confiance en soi est logique.

S’affirmer c’est surtout la formalisation souvent verbale de ce que l’on sait et ou sait faire notamment à travers des expériences. On a donc les preuves de nos connaissances.

Faut-il arriver à les développer notamment avec pédagogie. Les méthodes pédagogiques font d’ailleurs parties de compétences incontournables pour appliquer les techniques de communication.

Alors comment s’affirmer ? Ce terme est un peu péjoratif. Il peut laisser entendre que s’affirmer implique une certaine véhémence à la limite de l’agressivité. Il n’en n’est rien.

On peut tout à fait s’affirmer de façon décontractée en adoptant un mode de communication apaisé pour une raison simple. On maitrise son sujet.

Bien sûr, tout dépendra de votre interlocuteur et de son niveau d’écoute ou alors du contexte. Là aussi de nombreuses techniques sont utiles pour alimenter un débat.

Dans tous les cas, l’affirmation de soi est la compagne utile de la confiance en soi. C’est son bras armé.

Mais encore une fois, s’affirmer pour s’affirmer peut créer l’effet inverse si c’est utilisé au mauvais moment. S’affirmer ne signifie pas que l’interlocuteur ne doit pas s’exprimer.

S’affirmer c’est faire valoir son point de vue avec respect et en acceptant les différences de vue sans pour autant y souscrire.

 

 

Modestie

 

La modestie c’est la « modération, retenue dans l’appréciation de soi-même ». Ça nous renvoie à l’humilité, c’est-à-dire à avoir une vision réaliste de soi-même, ni plus ni moins.

D’où la notion de « fausse modestie » qui consiste à se rabaisser et donc avoir également une vision non réaliste de soi-même mais à la baisse.

A l’inverse, l’humilité est d’une certaine manière une forme de maturité qui permet d’avoir conscience de ses forces, de ses faiblesses, de ses échecs et de ses réussites.

 

Le perfectionnisme

 

A première vue, le perfectionnisme nous renvoie à quelque chose de positif et c’est le cas lorsque cela ne représente pas un frein.

Il vaut mieux faire quelque chose d’imparfait que de ne rien faire du tout de peur de n’être imparfait. Il n’y a que ce qui ne font rien qui ne s’exposent pas à la critique.

Rien ne vous empêche de faire et d’y revenir plus tard quand votre expérience aura créé les automatismes qui rendront votre travail perfectible.

Beaucoup de personnes préfèrent ne rien faire car elles pensent ne pas maitriser ce qu’elles souhaiteraient faire. C’est peut-être le cas. Mais il faut bien commencer un jour. Lancez-vous. Faites-le !

 

La culpabilité

 

Ce sentiment relève souvent de l’éducation et de l’environnement dans lequel on est. Il fait partie des pensées limitantes qui vous ont été inculquées ou qui font partie de l’état d’esprit général dans lequel vous évoluez.

SI vous avez envie de partir en voyage seul ou accompagné à l’autre bout du monde, faites-le.

Bizarrement une majorité de gens ne comprendront pas pourquoi vous voulez faire ça. Et pour cause, ils ne l’ont jamais fait. Pour une raison simple, ils n’en n’éprouvent pas le besoin.

Donc si c’est ce que vous souhaitez, n’hésitez plus, allez-y.

Il y aura toujours quelqu’un pour vous dire que c’est dangereux et que ça coute cher.

A partir du moment où vous avez un objectif, définissez les moyens à mettre en œuvre et lancez-vous sans culpabilité.

A votre retour votre niveau de confiance en vous aura explosé.

 

Briser ses peurs

La peur est un des facteurs les plus paralysant qui empêche de passer à l’action. A ne pas confondre avec l’absence de vision.

Il m’est souvent arrivé de constater chez des stagiaires ou dans mon entourage que parfois les gens ne font pas ce qu’ils aimeraient ou doivent réaliser car ils ne voient pas par où commencer et ou comment faire.

Ce qui sera évident pour les uns ne le sera pas pour les autres.

Ceci dit, il était important de distinguer les deux notions.

La peur est souvent générée par le sentiment que l’on n’est pas capable. Et c’est certainement le cas. C’est pour cette raison qu’il faut le faire.

Peu importe le regard des autres. Dîtes-vous que ceux qui l’ont fait avant vous savent ce que c’est et auront un regard bienveillant sur votre démarche. Car ils sont passés par la même étape que vous.

Ce sont ceux qui n’ont rien tentés ou jamais pris de risques qui pourront être critiques car ils n’ont jamais osé le faire eux-mêmes.

 

Passer à l’action

 

La confiance en soi ne peut exister que par le passage à l’action. Une fois que vous avez identifier ce que vous souhaitez réaliser et les moyens à mettre en œuvre pour y parvenir. Il faut agir.

Les obstacles seront nombreux et il faudra les surmonter un par un. Mais il n’y a que comme ça que vous parviendrez à prendre confiance en vous.

Même si ce sont des petites actions elles seront autant de victoires que vous pourrez célébrer pour conforter votre confiance en vous.

Évidement le passage à l’action est plus facile lorsque l’on s’appuie sur un plan. N’hésitez pas à faire un rétroplanning qui vous évitera de partir dans tous les sens.

 

L’environnement

Bien choisir son environnement est essentiel. Il doit correspondre à vos valeurs et à votre canal de communication. Vous gagnerez du temps.

Comme moi vous avez déjà certainement entendu de nombreuses personnes se plaindre de leur environnement de travail, de leurs collègues, de leurs chefs, etc…

Même si votre niveau de confiance en vous est correcte à la base, il ne pourra que s’effriter avec le temps dans un environnement qui ne lui est pas favorable. Vous perdrez confiance en vous car vous ne pourrez pas exprimer votre potentiel malgré toute votre bonne volonté.

Ce n’est pas facile d’identifier les causes entre les facteurs externes et internes pour savoir si cela vient de vous ou du contexte. A ce moment là, seule votre estime de soi peut trancher le problème. SI vous estimez avoir une valeur intrinsèque forte alors vous avez la réponse. Cela vient de l’environnement dans lequel vous êtes.

On est d’accord sur le fait qu’avant de traiter le sujet de la confiance en soi il faut d’abord régler celui de l’estime de soi. SI ce n’est pas le cas, alors le problème vient de vous.

 

Vidéo de David Lefrançois

En résumé

La confiance en soi n’est pas quelque chose d’innée, elle se construit sur le long terme et est évolutive. C’est un travail sur soi-même qui est à la carte car chaque individu est différent.

La bonne nouvelle c’est que c’est possible pour tout le monde. La difficulté étant d’en identifier les freins et les leviers. Rien de tel que les expériences pour les mettre en évidence. C’est souvent dans la difficulté que l’on évalue le mieux ses propres capacités et que l’on trouve ses limites pour les faire évoluer.

Une fois ces étapes franchies, il ne suffit plus qu’à les traiter une par une, à son rythme sans se comparer avec les autres mais en s’inspirant de gens qui vous servent de modèles sans chercher à leur ressembler. Rappelez-vous, vous êtes unique.

Vous commencez quand ?

Partager l'article
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •   
  •   
  •  
  •  

4 comments on “La confiance en soi”

  • Merci pour ce très bel article ! Je suis tout à fait d’accord avec ta conclusion : la confiance ça se construit dans le temps et cette phrase très très juste que tu écris : “Ces savoirs peuvent être théoriques à la base mais une fois mis en pratique ils deviennent des compétences”. Nous devons commencer par apprendre !! Ca peut être long mais ça passe par là ! Merci

    • Hé oui Nicolas, le savoir c’est bien mais la satisfaction que procure son application par les expériences c’est ce qui construit véritablement la confiance en soi.

      Merci pour ton commentaire Nicolas.

  • Super article tres complet sur la confiance en soi 😊 je ne sais pas si le concept de confiance en soi peut-être inne car c’est compliqué de l’étudier des la naissance mais il se construit petit à petit dans l’enfance.
    Et on peut retrouver confiance en soi si on l’a perdue tout au long de notre vie avec un travail sur soi
    Pas à pas 😊

    • Tout à fait, au départ l’éducation joue un rôle important qui peut être modifié ou complété au fil du temps, année après année. La difficulté étant d’en prendre conscience et de passer en mode action.

      Merci pour ton commentaire Yseult

  • Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.