Comment changer de vie en 4 étapes ?

Il est clair qu’aujourd’hui nous n’occuperons pas le même emploi tout au long de notre vie. Comme l’explique Paul Dewandre dans son livre « La Parabole du Kayakiste ».

L’époque des trente glorieuses est définitivement révolue et enterrée. La question n’est pas de savoir si c’est bien ou pas.

La question à se poser est qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Comment rebondir quand des changements se présentent aux portes de notre vie ?

Dans ce genre de situation il y a en général deux types de comportements. Le premier consiste à voir comment on va pouvoir y faire face pour assumer ce changement et atténuer le fait de le subir. Le deuxième étant de le rejeter et de le subir pleinement.

Dans tous les cas, tout changement suscite plusieurs phases qui passent par quatre étapes.

1 – Le questionnement

La première phase dans laquelle on tombe quand on est confronté à un changement c’est le questionnement.

Notre cerveau se met en mode brainstorming et balaie tout ce qui nous a amené là où on est. Pourquoi ?

Parce qu’avant de réfléchir sur un plan B on veut comprendre pourquoi et comment on en est arrivé là. C’est normal. On a besoin de faire le deuil des causes qui entrainent le changement.

Et pour ça il faut les identifier. Est-ce dû au contexte général, à mon entourage, à un environnement toxique, etc ? On a besoin de comprendre pour évacuer toutes les émotions qui ont été causée par ces évènements.

Et puis, pour repartir sur autre chose il est nécessaire de savoir ce qu’il faut à nouveau éviter comme points bloquants pour avancer.

Sans ce cheminement ça va être compliqué. On évolue tous dans contextes complexes avec des éléments parasites. Il est incontournable de les identifier.

Ce n’est qu’après avoir identifié tous ces facteurs externes parasites que l’on peut effacer le cache comme sur un pc pour repartir sur de bonnes bases.

Cette phase de réflexion est donc un prérequis nécessaire pour éliminer toutes ces sources toxiques qui nous ont mené au changement.

La deuxième phase de questionnement doit se concentrer sur notre cadre de référence. C’est notre ADN. En faire l’état des lieux pour savoir s’il est adapté pour rebondir ou s’il doit être amélioré nous renvoie à notre profil.

Que savons-nous faire et que pouvons-nous utiliser pour repartir sur un autre projet. Cette deuxième phase va mettre en évidence les compétences transposables que l’on possède et celles que l’on n’utilisera pas ou plus.

2 – Pour quel objectif ?

L’objectif c’est le cap que nous allons prendre pour arriver à destination. Cela ne signifie pas pour autant que le parcours sera terminé.

Bien au contraire. C’est une nouvelle aventure qui va commencer.

L’objectif principal peut se décliner en sous objectifs. Le principal pourra être de changer de métier, de statut ou de style de vie.

Là aussi il va falloir se poser les bonnes questions par ordre de priorité en s’appuyant sur deux approches complètement différentes.

La première plus classique qui reprend les besoins de la pyramide de Maslow. L’avantage de ce concept est qu’il vous permet rapidement de visualiser à quel stade vous en êtes.

L’inconvénient est qu’il est un peu dépassé mis à part les deux premiers niveaux qui sont incontournables.

Le deuxième principe est celui de l’Ikigaï. L’avantage de ce concept est qu’il ne tient pas forcement compte du stade d’accomplissement que l’on retrouve dans la pyramide de Maslow puisqu’il propose de se réaliser en menant de front les 4 points qui le constitue.

A savoir ;

Qu’est-ce que j’aime faire ? Quelle est ma vocation ? Qu’est-ce que je peux apporter aux autres ? En quoi suis-je doué ? Est-ce que les gens seraient prêts à me payer pour ça ?

L’inconvénient est qu’il faille mener justement de front ces quatre démarches.

Dans les deux approches vous trouverez les réponses qui vous permettront de définir votre ou vos objectifs.

Une question importante pour vous aider est également de se demander si vous préférez faire un projet dans ce que vous savez faire ou que vous aimeriez savoir faire ?

Dans le premier cas vous avez déjà les compétences. Le tout étant de savoir si ce sont des softs skills ou des hard skills.

Si ce sont des softs skills vos compétences sont transposables dans n’importe quel projet. Avec les hard skills vous avez des compétences techniques que vous pourrez réutiliser et ou développer.

Dans cette situation vous gagnerez du temps car vous avez déjà les « savoir-faire » ou « savoir être ».

Dans le second cas il faudra vous former pour acquérir de nouvelles compétences.

Quel que soit vos choix il sera nécessaire d’identifier où vous vous situez dans le processus d’apprentissage au risque de faire fausse route et de perdre votre motivation en vous en apercevant.

La technique est hyper simple, prenez une feuille et listez toutes les raisons pour lesquelles vous souhaiteriez changer de vie. Ne vous inquiétez pas ça va faire rire tous ceux qui ne le font jamais. C’est normal. Restez concentré sur vos objectifs.

Une fois que vous avez fait votre liste numérotez les par ordre de priorité.

Ce sont vos objectifs qui vous permettront de mieux définir votre projet futur.

3 – Pour quel projet ?

Une fois vos objectifs définis vous aurez certainement éliminé des projets auxquels vous pensiez avant de vous apercevoir qu’ils ne correspondent pas en réalité avec vos aspirations.

C’est pour cette raison que vous devez faire la concordance entre vos objectifs et votre projet avec tous ces aspects.

  • Secteur d’activité
  • Compétences
  • Horaires
  • Déplacement
  • Investissements
  • Concurrence
  • Quel type de client

Et vous demander si cela correspond vraiment à ce que vous voulez. Si vous êtes amené à rayer certains points de votre projet vis-à-vis de vos objectifs c’est qu’il ne correspondra pas tout à fait à ce que vous voulez faire.

Concernant les clients il y a une réflexion importante à mener en sachant qu’en général vous avez trois types de profils.

Le profil qui souhaite acheter du pas cher au détriment de la qualité.

Le profil qui souhaite acheter du prix moyen (rapport qualité/prix)

Le profil qui souhaite acheter cher avec une très haute qualité.

Chaque profil correspond à un cadre de référence différent. Pour rappel le cadre de référence c’est ce qui nous construit de l’enfance à l’âge adulte et tout au long de notre vie à travers l’éducation, la formation, les expériences et notre culture.

Il est donc nécessaire de bien connaitre son cadre de référence pour savoir si l’on sera plus à l’aise avec un certain type de clientèle.

4 – Quel plan d’action ?

Le plan d’action comprend plusieurs étapes incontournables.

Tout d’abord il est nécessaire de préparer son projet en choisissant le bon statut. C’est stratégique. Un statut ne se choisit pas au hasard. Pour ça le net regorge d’informations qu’il ne faut pas hésiter à étudier.

Personnellement, je pense qu’il est préférable de faire un tableau comparatif avec des critères identiques bien sur pour avoir des éléments fiables. Il est important de prendre en compte l’évolution du statut si vous venez à vous vous développer.

C’est une vraie galère de changer de statut. Ça se fait mais ça coute et ça prend du temps. Donc il est préférable de bien choisir son statut en fonction de ce critère.

Dans le plan d’action il faut impérativement penser à intégrer les formations qui seront utiles à la conduite de votre projet. Aussi bien sur le plan financier que sur le plan du temps qu’il faudra dégager pour s’y consacrer.

SI vous devez vous absenter plusieurs jours par mois ou par semaine pendant une certaine période cela aura obligatoirement une incidence sur le déroulement de votre projet.

Croyez-moi. Je sais de quoi de quoi je parle au bout de plus de vingt ans d’expérience dans la formation j’ai vu des choses hallucinantes en termes de non prévisionnel.

J’ai pu constater à quel point certaines structures étaient déstabilisées car elles n’avaient pas intégré ces plannings en concordance avec l’exploitation.

Les managers pleuraient.

Quant aux moyens qu’ils soient matériels ou humains là aussi le meilleur moyen de ne rien oublier est de faire une checklist. C’est basic mais efficace. Inutile de réinventer la roue.

Cette liste aura une incidence directe sur le dernier point, à savoir l’aspect financier.

Pour les moyens financiers c’est toujours un peu compliqué je vous l’accorde. Mis à part l’éventuel capital que vous pourriez amener ou un prêt que vous pourriez souscrire c’est toujours difficile de faire des prévisions fiables.

En revanche ce que vous pouvez chiffrer assurément même de manière prévisionnelle, ce sont vos besoins qu’ils soient matériels ou en terme de recrutement.

Cela ne veut pas dire que vous allez les utiliser tout de suite mais au moins ça vous donne une réelle vision financière pour évaluer comment et à quelle vitesse vous pourrez mettre en place votre projet.

Pour le planning justement, rien de plus simple. Faites un prévisionnel de déploiement de votre activité sur trois ans pour commencer.

Ça vous aidera aussi à voir si vous pouvez tenir les délais de vos objectifs.

Année N = année en cours

Le calendrier peut évoluer et ne doit pas être un frein

Pour l’état d’avancement de votre projet avant son lancement vous pouvez évaluer chaque point de 1 à 5. Ça vous donnera aussi de la visibilité.

Statut                     1 – 2 – 3 – 4 – 5

Compétences         1 – 2 – 3 – 4 – 5

Moyens matériels   1 – 2 – 3 – 4 – 5

Moyens financiers   1 – 2 – 3 – 4 – 5

Disponibilité            1 – 2 – 3 – 4 – 5

Si ça peut vous motiver voici une vidéo dans laquelle on voit comment plusieurs personnes ont décider de changer de vie.

Ils ont changé de vie.

 

En résumé

Le changement de vie n’est pas une démarche anodine. C’est un cheminement parfois long. Trouver sa voie n’est pas si simple. Et une fois que c’est fait il faut faire le grand saut.

Cela dit, un changement de vie implique beaucoup de renoncement et une perte de repère. En revanche cela ouvre de nouvelles opportunités et permet de faire ses propres choix.

Partager l'article
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Je suis Luc Levasseur et depuis 20 ans j'ai moi même appris et appliqué ces techniques dans le monde de l'entreprise. Avec les années, j'ai constaté qu'elles avaient contribué à mon propre développement personnel. Au début, je l'ai fait pour des raisons liées à mon travail mais avec l'expérience et la pratique je me suis aperçu que je les appliquais de manière naturelle même dans ma vie personnelle. Avec ces méthodes j'ai développé mon estime de soi, ma confiance en soi et j'ai appris à m'affirmer sereinement.

Voir tous les articles de →

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

error: Content is protected !!
%d blogueurs aiment cette page :