Comment appliquer le Management participatif ?

Avant-propos

Le management participatif est une déclinaison du management persuasif avec une implication plus importante des collaborateurs dans les prises de décision qui sont concertées.

Le manager laisse plus de marge de manœuvre a ses équipes qui peuvent ainsi exprimer leur créativité et faire preuve d’initiative.

C’est un management horizontal plus que vertical. Cela induit une motivation plus forte de la part de ses collaborateurs qui se sentent plus investit dans ce qui leur est demandé.

Avec ce type de management le résultat n’est pas l’objectif principal mais la conséquence qui en découle par une communication et un relationnel plus fort entre le manger et les personnels.

Le résultat est obtenu par la motivation et non la contrainte autoritaire de la fonction de manager qui oriente, accompagne et guide ses équipes en synergie avec leurs propositions pour atteindre les objectifs.

Dans quel contexte appliquer le management participatif ?

Le management participatif peut s’appliquer dans n’importe quelle activité ou entreprise. Cela n’empêchera pas le fait de répartir les tâches au préalable et que chacun sache ce qu’il doit faire et à quel moment

Ce type de management repose sur la confiance réciproque entre le manager et les collaborateurs. Les équipes ont la possibilité de s’exprimer notamment sur les retours d’expériences pour les faire évoluer dans le bon sens.

Le manager n’hésite pas à prendre ses décisions en tenant compte de l’avis de ses collaborateurs. Ces derniers ont même la possibilité à leur niveau d’influer sur des décisions à prendre et réajuster selon les besoins de l’activité.

Par l’initiative, les équipes pourront adapter leur fonctionnement aux besoins opérationnels si nécessaire. Dans ce mode de fonctionnement la procédure sert de fil conducteur mais ne doit en aucun cas bloquer une situation si celle-ci s’avère exceptionnelle et hors cadre.

Cette souplesse d’action permet une adaptabilité contextuelle qui sert les intérêts des équipes et du manager pour atteindre les objectifs de manière plus sereine.

Organisation

Ce type de management ne remet pas en cause une organisation pyramidale mais assouplie son mode de fonctionnement quand c’est nécessaire en prenant en compte les imprévus.

L’ensemble de la hiérarchie adoptera cette pratique pour qu’elle soit viable et cohérente de la Direction jusqu’à la base de l’organisation.

La délégation de pouvoir permet la responsabilisation des individus et développe le sentiment d’appartenance au groupe qui se sent plus soudé.

Le management participatif offre aux personnels la possibilité de gérer eux-mêmes les ajustements relationnels et opérationnels à effectuer. Le manager n’étant que le garant non moins important de l’équilibre à maintenir entre les personnes.

La hiérarchie incite les personnels à faire des propositions et surtout à les mettre en œuvre. La communication et le dialogue sont la pierre angulaire de cette méthode.

Cependant cette méthode de management fonctionne plus facilement avec des collaborateurs qui ont une certaine autonomie ou désir de l’avoir. Il sera difficile de mettre en place ce type de management dans une organisation ou les personnels ne s’impliquent pas.

Culture

Dans ce genre d’organisation la hiérarchie fait preuve de lâcher prise vis-à-vis de ses équipes qui sont complètement responsabilisées.

En retour il doit en découler une implication des personnels avec une certaine autonomie notamment comme force de proposition et dans la prise de décision.

Avec le management participatif tout le monde participe et devient un facilitateur.

Le respect et la confiance sont les deux valeurs fondamentales pour que cela fonctionne. Le manager est le garant de l’application de ces valeurs avec équilibre.

Moyens

Pour l’application de ce mode de management, les ressources seront réparties en fonction des besoins qui donnent les moyens de prise de décision du sommet jusqu’à la base.

Avec le management participatif, les collaborateurs devront avoir plus de temps dans leurs organisations pour se rencontrer et échanger. Cela impliquera une disponibilité plus importante et certainement des déplacements plus nombreux.

C’est à ce moment là que le manager joue un rôle primordial dans l’organisation de la concertation pour que les moyens mis à disposition ne dépassent pas en temps comme en coût les besoins nécessaires et finançables. Sans parler du timing à tenir pour l’avancement des projets et des prises de décision.

Au sommet de la hiérarchie les besoins seront stratégiques et fonctionnels. En descendant dans l’organisation les besoins seront opérationnels et productifs.

Avec le management participatif, une partie des besoins fonctionnels sera répartie sur les équipes également en charge de l’opérationnel.

La gestion des ressources humaines se fait en fonction des compétences nécessaires par niveau lié à la capacité d’autonomie demandée.

Dans tous les cas les moyens seront attribués en fonction de l’autonomie nécessaire pour exécuter les tâches.

Temps

A partir du moment ou le management participatif favorise les échanges il multiplie les flux d’information ce qui peut devenir chronophage en termes de gestion du temps et des priorités.

C’est à ce moment que le manager doit intervenir pour faire tenir les délais en fonction du contexte et des urgences.

Le manager doit également s’assurer que la gestion opérationnelle et la production ne soit pas perturbée par les interventions des uns et des autres.

Les échanges et la communication en laissant de l’initiative et de la créativité n’empêchent pas à un moment donné d’arrêter une organisation qui doit se mettre en place et se dérouler de manière efficace et sans interruption.

La réflexion ne doit pas verrouiller l’action.

Rôles

Le manager participatif est fortement orienté sur le relationnel. Il impulse les projets en impliquant les autres.

Il sollicite leurs avis et n’hésite pas à leur faire exprimer leurs points de vue. Il incite ses équipes à faire des propositions, à les développer et à les mettre en œuvre dans la concertation en conjuguant les intérêts personnels avec les intérêts communs.

Pour que les collaborateurs puissent prendre des décisions, le manager n’hésite pas à leur délivrer beaucoup d’informations même d’ordre stratégiques pour garder une cohérence avec les objectifs généraux de l’entreprise. Cela évite aux équipes de se disperser et d’emprunter des routes trop divergentes.

Le manager doit aussi tenir compte des moyens disponibles tant fonctionnels que financiers pour répondre aux propositions créatives. Il est le relais entre les équipes et la direction pour faire aboutir les projets.

L’autonomie

Pour le management participatif, l’autonomie des personnels doit être assez élevée ou être accompagnée par le manager afin qu’elle le devienne.

Ceux qui participeront en faisant des propositions seront beaucoup plus motivés que les personnels plus discrets. Le niveau de motivation sera maintenu par l’implication et la participation active des salariés aux projets.

Le manager doit s’assurer d’un certain équilibre entre les membres de son équipe et être attentif à ce que le plus grand nombre soit impliqué et participe à son niveau pour garantir une bonne collaboration entre les uns et les autres.

Accès à l’information

Le manager participatif doit s’assurer que les flux d’informations fonctionnent entre les membres de l’équipe.

Tout en diffusant de l’information pour l’aide à la décision de ses collaborateurs il doit s’assurer en même temps de la confidentialité des uns et des autres.

En effet, pour que les personnels prennent part aux projets, s’impliquent et participent jusqu’à prendre de décisions qui auront un impact sur le développement de l’entreprise, ils doivent savoir pourquoi et comment atteindre les objectifs.

C’est le rôle du manager de transmettre certaines informations avec l’accord de la direction.

Décision

En management participatif, la prise de décision est collégiale même si c’est le manager qui les présente à la direction.

Les collaborateurs participent activement aux prises de décision sur les projets que ce soit pour définir les objectifs mais également les moyens et l’organisation.

En résumé

Le management participatif est une méthode très motivante pour les personnels et intègre une certaine souplesse dans son mode de fonctionnement.

Cela dit en termes de ressources humaines l’entreprise doit s’assurer de pouvoir l’appliquer culturellement et de s’appuyer sur des profils en capacité ou avec l’intention d’y participer.

A partir du moment ou le nombre d’intervenant est plus important dans les prises de décision cela aura forcément une conséquence sur les délais de réaction dans la réalisation des projets.

L’ensemble de ces paramètres doivent être pris en considération.

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