La communication non violente

Un mot sur l’auteur

Marshall Rosenberg est un psychologue américain (19342015), il est à l’origine de la création de la Communication Non Violente (CNV). Il dirige également le « Centre pour la Communication Nonviolente » (Center for Nonviolent Communication), organisation à but non lucratif.

Diplômé en psychologie clinique de l’Université du Wisconsin. Il est l’auteur de nombreux ouvrages inspirés de Carl Rogers et Gandhi.

Marshall B. Rosenberg – Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) – Introduction à la Communication Non Violente. Ed. La Découverte – 260 p

Synthèse

Observer sans évaluer

Par définition l’évaluation détermine une valeur qui renvoie forcément à un jugement. Pour cette raison en CNV, l’observation doit être dénuée de toute évaluation et éviter ainsi tout jugement.

Il s’agit d’observer les comportements tels qu’ils sont dans leur contexte sans en faire une généralité au risque d’en fausser la perception.

Il est également important de ne pas se comparer car là aussi la perception sera influencée par des facteurs qui ne sont pas universels. C’est-à-dire son propre halo.

De plus l’interlocuteur percevra cette comparaison ou évaluation comme une critique ou une remise en cause conditionnelle (ce qu’il fait) ou inconditionnelle (ce qu’il est).

Voir article sur l’analyse transactionnelle – Les Etats du moi

Cela aura pour effet de bloquer la communication. Or l’objectif étant de maintenir un canal de communication ouvert pour le faire évoluer positivement que l’on soit l’émetteur ou le récepteur du message.

Dans le cas d’un conflit, le concept consiste à amener les protagonistes à observer la situation de manière objective pour identifier les causes de leur agressivité et colère. Ensuite, ils pourront exprimer leurs besoins et sentiments.

Sentiments

L’identification des besoins et les exprimer à travers ses propres ressentis est une étape importante en CNV. Des besoins insatisfaits non exprimés seront source de conflits latent ou explosif.

La CNV n’a pas pour objectif d‘assouvir les besoins insatisfaits mais de faire prendre conscience de l’origine d’une colère qui en découle. Le fait de les exprimer dans un contexte bien précis met en évidence leur niveau de faisabilité et de responsabilité.

Les besoins insatisfaits font toujours place à un mécontentement qui se traduit par des sentiments négatifs. Leur formalisation permet de s’en libérer pour partie.

L’identification et l’expression des sentiments permet de mettre en évidence les sources potentielles de conflits et informe l’autre de notre perception de la situation. Ainsi, il aura plus d’éléments pour y répondre avec empathie.

Plus il y a d’échanges d’informations entre les interlocuteurs, plus il y a de matière pour alimenter le processus de communication non violente.

L’expression des besoins

La troisième étape consiste à identifier les besoins à l’origine de sentiments négatifs chez vous-même ou chez votre interlocuteur.

L’identification de ses propres besoins doit également tenir compte de ceux des autres. La démarche doit être réciproque pour que le cycle de communication vertueux s’instaure.

L’écoute et l’empathie éviteront ainsi que la situation dégénère pour les deux parties.

Demande

Pour cette dernière étape, il s’agira de formuler sa demande à l’autre de manière posée, sincère et claire. Evidemment la tonalité du message participera à l’acceptation de la requête au risque de provoquer un blocage et un refus si la tonalité se veut agressive ou directive.

La forme du message devra être en adéquation avec l’ensemble des étapes précédentes. C’est-à-dire bienveillant ou au moins assertif.

Article

Avant-propos

Nous pratiquons tous la communication au quotidien dans notre environnement familial, amical et ou professionnel que ce soit en groupe ou en face à face. L’interaction entre les individus est en permanence alimentée par des accords, des désaccords, des compromis ou des conflits. Marshall Rosenberg propose une approche orientée sur la résolution de conflits à travers un processus de communication axé sur la coopération, la compassion, l’empathie et le respect. Il estime que ces principes sont constitutifs d’une bonne communication entre les individus.

Il part du principe que tous les êtres humains ont des besoins identiques comme la bienveillance par exemple et qu’il ne peut y avoir de cycle de communication apaisé sans cela.

 

Principes

S’exprimer avec sincérité et pratiquer l’écoute avec empathie. C’est un moyen de communique plus facilement avec les autres en choisissant ses mots, en exprimant des besoins tout en tenant compte de ceux des autres.

Le concept de la CNV repose sur quatre étapes regroupées sous le sigle OSBD.

La première consiste à se mettre en posture d’Observation, la seconde d’exprimer ses Sentiments, la troisième de connaitre ses Besoins et la quatrième de les formaliser par la Demande.

 

Ce processus doit se faire dans l’empathie avec soi-même. Car accorder de la bienveillance aux autres c’est commencer par s’en accorder à soi-même d’abord.

 

L’observation doit se faire sans évaluation ni jugement faussé par notre propre perception des choses et des valeurs.

L’empathie est souvent perçue comme une faiblesse ou une vulnérabilité alors que c’est l’inverse. Ce ressenti est dû au fait que les personnes ne veulent pas être perçues comme faible et associent l’empathie à la compassion et la béatitude. Il n’en n’est rien.

L’empathie c’est se mettre à la place de l’autre pour mieux le comprendre. Cela ne signifie pas que l’on valide ces dires ou ses comportements.

L’empathie demande de l’écoute, de l’analyse et de la concentration. Trois aptitudes qui ne sont pas simples à appliquer sans sortir de son égocentrisme.

C’est pour cette raison qu’il faut d’abord l’initier si l’on souhaite l’instaurer notamment par des feedbacks de nos interlocuteurs.

OSBD – Les 4 étapes

Observer sans évaluer

Par définition l’évaluation détermine une valeur qui renvoie forcément à un jugement. Pour cette raison en CNV, l’observation doit être dénuée de toute évaluation et éviter ainsi tout jugement.

Il s’agit d’observer les comportements tels qu’ils sont dans leur contexte sans en faire une généralité au risque d’en fausser la perception.

Il est également important de ne pas se comparer car là aussi la perception sera influencée par des facteurs qui ne sont pas universels. C’est-à-dire son propre halo.

De plus l’interlocuteur percevra cette comparaison ou évaluation comme une critique ou une remise en cause conditionnelle (ce qu’il fait) ou inconditionnelle (ce qu’il est).

Voir article sur l’écoute active

Cela aura pour effet de bloquer la communication. Or l’objectif étant de maintenir un canal de communication ouvert pour le faire évoluer positivement que l’on soit l’émetteur ou le récepteur du message.

Dans le cas d’un conflit, le concept consiste à amener les protagonistes à observer la situation de manière objective pour identifier les causes de leur agressivité et colère. Ensuite, ils pourront exprimer leurs besoins et sentiments.

Sentiments

L’identification des besoins et les exprimer à travers ses propres ressentis est une étape importante en CNV. Des besoins insatisfaits non exprimés seront source de conflits latent ou explosif.

La CNV n’a pas pour objectif d‘assouvir les besoins insatisfaits mais de faire prendre conscience de l’origine d’une colère qui en découle. Le fait de les exprimer dans un contexte bien précis met en évidence leur niveau de faisabilité et de responsabilité.

Les besoins insatisfaits font toujours place à un mécontentement qui se traduit par des sentiments négatifs. Leur formalisation permet de s’en libérer pour partie.

L’identification et l’expression des sentiments permet de mettre en évidence les sources potentielles de conflits et informe l’autre de notre perception de la situation. Ainsi, il aura plus d’éléments pour y répondre avec empathie.

Plus il y a d’échanges d’informations entre les interlocuteurs, plus il y a de matière pour alimenter le processus de communication non violente.

L’expression des besoins

La troisième étape consiste à identifier les besoins à l’origine de sentiments négatifs chez vous-même ou chez votre interlocuteur.

L’identification de ses propres besoins doit également tenir compte de ceux des autres. La démarche doit être réciproque pour que le cycle de communication vertueux s’instaure.

L’écoute et l’empathie éviteront ainsi que la situation dégénère pour les deux parties.

Demande

Pour cette dernière étape, il s’agira de formuler sa demande à l’autre de manière posée, sincère et claire. Évidemment la tonalité du message participera à l’acceptation de la requête au risque de provoquer un blocage et un refus si la tonalité se veut agressive ou directive.

La forme du message devra être en adéquation avec l’ensemble des étapes précédentes. C’est-à-dire bienveillant ou au moins assertif.

 

Les règles de base et bienfaits

L’auto-évaluation

L’auto-évaluation consiste à se poser les questions sur ses propres sentiments. Pourquoi suis-je en colère ? Est-ce justifié ? etc…

Cette démarche permet de se repositionner en prenant du recul vis-à-vis de la situation.

Identifier ses propres besoins

L’identification de ses propres besoins n’est que la première étape qui doit nous amener à trouver la solution pour les satisfaire ou les réduire.

Communiquer sans agressivité

Le principe de la CNV implique le bannissement de toute agressivité verbale ou gestuelle. Il ne peut en être autrement pour instaurer un climat apaisé de confiance pour faciliter la communication.

Comprendre les besoins de l’autre

En CNV, la compréhension des besoins de l’interlocuteur est un incontournable pour enclencher un cycle de communication non violent. L’écoute sera un élément déterminant.

La reformulation

La compréhension d’un message est primordiale pour éviter les quiproquos. L manière la plus simple de s’en assurer étant de faire répéter le message si l’on a un doute sur sa compréhension. La reformulation en est un bon moyen.

Il ne faut pas hésiter à demander à son interlocuteur de reformuler son message ou de le reformuler soi-même et de le faire valider par l’interlocuteur. Cela montrera d’autant plus l’intérêt que vous portez à ce que dit votre interlocuteur et consolidera la confiance dans l’échange.

Développer sa bienveillance

La bienveillance consiste à éprouver un sentiment de bonté et d’ouverture à l’égard des autres.

Elle va de pair avec l’empathie et contribue à pacifier les relations.

La CNV suppose qu’avant de communiquer, notre état d’esprit soit paisible et que nous désirions établir des relations saines.

Ainsi, au lieu de parler machinalement, sans véritablement porter attention à l’autre, nous choisissons les mots et le ton que nous employons avec attention, en prenant conscience des besoins et des émotions que chacun vit.

La CNV permet ainsi d’être réellement attentif à l’autre et à nous-mêmes dans les relations.

Les freins d’une CNV

  • Les jugements moralisateurs
  • Les jugements moralisateurs répondent à des critères qui ne sont pas universels et bloquent la communication.
  • Les comparaisons
  • Comparer sa situation avec celle de l’autre peut être perçu comme un jugement et ne prend pas en compte des paramètres identiques objectifs.
  • Refuser ses responsabilités
  • Rejeter la faute sur les autres c’est nier ces propres incapacités à résoudre un problème.
  • Communiquer ses désirs sous forme d’exigences

L’interlocuteur percevra cette demande comme une menace voire du chantage.

Même si la méthode à l’air simple au premier abord in n’en reste pas moins que pour qu’une communication de base s’établisse entre plusieurs personnes, faut-il qu’elles soient d’une part disposée à le faire mais surtout qu’elles en aient les prédispositions.

Vous pouvez dérouler le processus de CNV avec ses quatre principes mais si en face vous avez des interlocuteurs avec des

Ouverture et respect

La communication non violente implique l’ouverture et le respect. Sans ces deux approches les conditions favorables à un dialogue serein ne pourront pas s’instaurer.

La réciprocité est également une règle fondamentale pour que le cycle de communication devienne constructif et positif pour les interlocuteurs. Si un interlocuteur respecte l’autre, en retour, il sera respecté. S’il ne respecte pas l’autre, il ne sera pas respecté. C’est élémentaire.

Si l’ouverture est incontournable elle s’accompagne systématiquement de respect car sans respect il n’y a pas de considération, donc de prise en compte et la communication est fermée.

En résumé

La communication non violente facilite nos interactions en instaurant un climat apaisé dans le dialogue et les échanges. Elle n’en reste pas moins une aptitude à apprivoiser pour adapter les comportements nécessaires à son bon déroulement.

Vidéo d’Olivier Roland – La communication non violente

Vidéo de David Lefrançois sur la colère

 

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